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Hypersensibilité. le chemin de transformation du papillon

La métamorphose de la chenille en papillon m’a toujours apparu comme un miracle. Comment imaginer que cette petite chenille sans importance devoilerai un jour tant de magnificience.

Les papillons me fascinent par cette si puissante métamorphose par laquelle ils sont passés alors qu’ils semblent être si fragiles, si délicats… comme si ils venaient d’un autre monde !
Et pourtant ils sont bien là sur la Terre, tout autant incarnés qu’un buffle ou un bison et ils ont tout autant leur place !

Pour moi le papillon représente le chemin d’incarnation des qualités subtiles et délicates de notre âme dans la matière, qui appellent à être revellées dans toute leur splendeur.

Ce chemin peux-être long et éprouvant et demande de grandes transformations intérieures, qui peux aussi se faire dans la grâce et la légèreté d’un battement d’aile.

C’est ce lien que nous avons avec notre âme qui s’exprime dans ce qu’on peux appeler l’hypersensibilité. Et je crois que l’énergie du papillon peux merveilleusement accompagner cette qualité souvent mal comprise.

 

Hypersensible ou hyposensible ?

L’hypersensibilité est pour moi,  un mot pour parler de notre nature sensible d’être humain depuis le point de vue d’une société coupée d’elle même… où les personnes qui ressentent des sensations, des émotions, qui sont simplement en lien avec la vie sont considérée comme ayant « trop » de sensibilité, comme « différentes » d’une sois disant normalité « hyposensible ».

Je crois que nous sommes tous des Êtres dotés d’une extrême sensibilité, capacité de ressentir.

Mais beaucoup d’entre nous ont fermés leurs canaux de perceptions, pour se protéger souvent depuis l’enfance de tout un flot d’informations sensorielles et emotionelles trop difficiles à gérer, face à tant de violence, de beauté et d’intensité de vie.

Oui par rapport aux critères de notre société, je suis hypersensible et la plupart des personnes qui j’accompagne, si ce n’est toutes, le sont aussi.

Cette très grande sensibilité nous a souvent amené à vivre le rejet, l’incompréhension, les jugements et nous nous sommes comme « sur-adaptés  » à cette société en trouvant des béquilles pour survivre.

Comme le disait Jiddu Krishnamurti « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »

 

Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

Comme beaucoup d’entre vous qui me liront certainement, j’ai toujours été sensible à l’espace du cœur, à la beauté et à l’harmonie, au sens qu’ont les choses, à la justice, aux énergies des autres qui m’entourent. J’ai toujours été en lien avec cette dimension collective, me sentant comme une cellule de ce grand corps humain.

Et j’ai mis du temps à comprendre que tout le monde ne ressentais pas les choses de la même manière que moi.

Je n’ai pas vécu de gros traumatismes dans ma vie, j’ai grandi dans une famille aimante, je n’ai jamais manqué de rien materiellement. Et pourtant j’ai pu me sentir très mal étant plus jeune, tellement perdue dans ce monde que je ne comprenais pas alors que «  j’avais tout pour être heureuse, comme on dit;) »

En fait pour ma sensibilité, tant de choses en apparence très banales, anodines ont été vécues avec une très grande violence. J’ai senti si souvent tant de décalage entre ce qu’on me disais depuis une sphère mentale et ce que je ressentais en moi, sans avoir la possibilité de comprendre et encore moins de dire ce que je ressentais.

Une autre caractéristique des hypersensibles est de ne pas pouvoir tricher avec eux-même, ni de faire des compromis dans leur vie ou leurs relations.

Ils avons un besoin d’authenticité tellement grand, qu’il leur est impossible de faire des choses qui ne sont pas complètement en accord avec eux-même.

 

S’autoriser à ressentir ses émotions

Le propre de l’Être sensible est de ressentir, et le monde émotionnel a souvent une place prépondérante dans sa vie.

Pourtant nous n’avons pas été habitué à accueillir nos émotions, comme des signaux, des messagers de nos besoins et aspirations profondes qui ne sont pas nourris. Je vois encore beaucoup de personnes  se sentir mal à l’aise face à quelqu’un qui pleure ou qui exprime de la colère.

L’émotion n’a pas besoin qu’on la plaigne, qu’on lui trouve des solutions, qu’on lui donne des conseils. Elle a juste besoin d’être accueillie, reconnue, rejointe là ou elle est.

Tu as le droit de sentir ce que tu sens en cet instant même, quoi que ce soit.

Tu as le droit de ressentir tout ce que tu as pu juger comme négatif, pas important, pas digne d’attention.

Tu as le droit de ressentir la culpabilité, la haine, la rancœur, la peur, le désespoir, l’impuissance, la colère, la détresse, la manipulation, la jalousie en toi.

Tu as la possibilité d’aller rencontrer la violence, l’exigence, l’intransigeance de certaines instances en toi qui font parfois régner leur loi inconsciemment.
Cela ne veux pas dire que tu as un problème ou que tu as raté quelque chose dans ta vie.

Ce que tu ressens ne définit pas qui tu es véritablement, et ne fais pas de toi une bonne ou une mauvaise personne.

Ce ne sont que les histoires que tu te racontes à ce propos qui te font souffrir. Tu peux accueillir toutes ces émotions remontant à la surface depuis la lumière légère de ton Être, comme un vieil ami qui revient à la maison.

 

La fuite de l’hypersensibilité

Plus on vient dans cette écoute profonde intérieure, plus on peux voir à quel point nous sommes si souvent en refus des émotions ou sensation qui viennent nous rencontrer.

La première fuite est sans doute celle dans le mental, qui vient « récupérer » l’expérience, en faire une histoire, une analyse, une explication….

Il y a beaucoup de distractions possible. De nombreuses techniques ou concetps spirituels peuvent être comme des fuites pour ne pas aller ressentir vraiment ce qui peux être douloureux, difficile, confrontant, des blessures très profondes…. Et je sais de quoi je parle;)

Pendant des années quand quelque chose de désagréable venait me rencontrer je cherchais à l’apaiser voire la faire disparaître, et j’ai acquis tout tas de super outils pour cela 😉

Mais finalement ce n’étais qu’un pansement ou un baume que je mettais pour apaiser les cris de mon âme. Et en même temps ils m’ont permis de trouver de plus en plus d’espaces de sécurité en moi.

Combien de fois dans ma vie, j’ai pu me sentir mal à l’aise, sans oser me l’avouer, en essayant de faire comme si ce mal être n’existait pas. Je croyais qu’il y a avait quelque chose qui n’allait pas avec moi, que j’avais un problème.

J’ai tant lutté et été en conflits intérieurs, sans même m’en rendre compte la plupart du temps, parceque ça se joue à un niveau assez subtil.

J’ai appris petit à petit à rester en contact avec les sensations désagréable, sans trop me raconter d’histoires, sans chercher de solutions, sans me dire que ça ne devrais pas être là, que ce serait mieux si cette sensation n’étais pas là.

La douceur des roses et la danse du mouvement de la vie m’ont beaucoup aidé à cela.

 

Le passage dans la chrysalide, la transmutation de nos ombres

« On ne trouve pas l’illumination en invoquant des êtres de lumière mais en éclairant l’obscurité. » (CG Jung)

Ce moment où nous acceptons de rencontrer et de rester avec les émotions qui viennent, sans chercher tant de stratégies pour les faire disparaître, c’est symboliquement le temps du passage dans la chrysalide.

Comme la chenille nous avons inurgité tant de connaissances extérieures, qu’il est temps maintenant d’intégrer et de faire siennes.

La chenille construit autour d’elle sa chrysalide. De l’extérieur il semble de plus rien se passer, et pourtant au dedans de nous règne une activité intense.

C’est un voyages sur les terres de nos ombres, d’insécurité, de culpabilité, de honte, tous ces espaces en nous qui n’ont pas encore été éclairées par la lumière de notre conscience.

Toute notre attention se vers l’intérieur de nous, à la rencontre de toutes ces parts de nous que nous avons jugés mauvaises, imparfaites, honteuses, pas intéressantes, jugeantes… et que nous avons reniés et refoulées.

Cela peux faire peur, ça demande de prendre le temps, du courage et un vrai engagement.

Je crois que ce temps d’introspection est tellement important à prendre et c’est pour moi la voie de reconnaissance de notre véritable nature, la plus directe, la plus rapide peux-être. Et peux-être, le seul véritable chemin vers la paix.

Dans les traditions préhispaniques, on retrouve le Papillon l’obsidienne, Itztli, cœur de la Mère Terre. Son esprit nous accueille dans ses grandes ailes qui sont faites de couteaux d’obsidienne, avec lesquels elle va « couper » tout les liens dont nous n’avons plus besoin, et faire remonter à la surface nos ombres inconscientes.

Le papillon d’obsidienne nous aide à donner une belle et bonne place à toutes ces parties de nous, qui n’ont pas reçu l’accueil et la reconnaissance dont elles auraient eu besoin dans le passé.

Il nous apporte sa Force pour transformer dans nos vies ce qui résiste et nous semble encore impossible.

Petit à petit, en prenant le temps de rester « avec soi », même si c’est inconfortable, on peux vraiment réapprendre à faire confiance à son corps et aux messages qu’il nous envoie, sans se sentir agressé, condamné, trahi par la vie.

Finalement, c’est une mort des identifications de notre ego, pour naître au Soi. Notre véritable lumière apparaît dans le cœur de nos ombres.

 

Le dévoilement du papillon, la magnificence de notre âme.

« Vint un temps où le risque de rester à l’étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d’éclore.  »  Anaïs Nin

Tout au long de notre vie, nous vivons de nouvelles naissance à nous-même. Souvent après des périodes difficiles voire chaotiques, où nous allons mourir à une partie de nous, quelque chose d’autre va pouvoir émerger et voir le jour.

Petit à petit c’est la fréquence de notre Etre qui vient faire corps avec notre matière.

Nous pouvons parfois sentir un décalage entre la magnificience de notre Etre que nous pouvons perçevoir et son apparence réalisation sur terre.

Nous nous posons alors les questions : Qu’est ce que je suis venue faire ici, comment puis-je être utile ? Comment je peux faire ma part ? contribuer au changement dans le monde ?

Et si c’était beaucoup plus simple que ce que tu croyais ? En réalité nous n’avons jamais été séparé de notre essence divine elle a toujours été là, si proche que nous n’osons pas la voir…

En écoutant à chaque instant et en osant suivre les élans, les directions que te murmure la vie au dedans.

A chaque instant c’est tout l’univers qui insuffle en nous sa guidance.

A chaque seconde nous sommes inondé d’une goutte de conscience universelle.

En nous reliant à notre intériorité nous sommes directement branchés à la source.

Nous sommes tous une émanation du grand soleil, un rayon de l’arc en ciel avec une couleur si particulière.Si dieu nous avait voulu autrement, il l’aurait fait !

Alors pourquoi cherchons nous tellement à nous changer, à nous améliorer, à corespondre à cette version parfaite de nous même jouant avec nous comme un fantôme.

Ne pouvons pas reconnaître à quel point nous sommes DEJA parfaits ?

Le papillon vient nous dire : il est temps de reconnaître la merveille que tu es, il est temps de reconnaître la lumière de ton âme et d’honorer pleinement sa couleur sur la Terre.

La fleur qui s’épanouit au soleil sans se demander pourquoi, sans cherche à être autre chose que ce qu’elle est.

Voilà en espérant que ces quelques mots auront nourris ta confiance en la beauté de ton Etre, et ta si grande importance dans cette vie !

Avec beaucoup d’Amour et avec joie de lire tes commentaires !

Cécile

 

Le papillon est venu me souffler il y a quelques temps le nom du cycle de retraites de femmes que je propose dans la Drôme :

 

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